Disparition des abeilles: L’ONSSA approfondit les investigations


Les équipes des comités provinciaux de l’Office National de Sécurité Sanitaire et des Produits Alimentaires (ONSSA) ont entamé le prélèvement des échantillons dans certaines populations d’abeilles afin d’approfondir leur enquête sur les raisons de la disparition des colonies d’abeilles. Un fléau qui s’est aggravé cette année, selon des experts en apiculture.

Mohamed Hosseini, expert en apiculture dans la province de Ouezzane, a indiqué qu’un comité provincial de l’ONSSA s’est rendu dans la région et se focalisent actuellement sur l’approfondissement des recherches sur le phénomène de disparition des colonies d’abeilles qui a été détecté dans plusieurs régions du Maroc. Un phénomène inédit, affirme l’expert. La priorité à l’heure actuelle est de déterminer si la cause est liée à une maladie spécifique ou à des facteurs naturels tels que le manque d’eau et autres. .

L’expert en apiculture a salué l’interaction positive des autorités compétentes et l’intérêt porté par les experts et les apiculteurs à ce phénomène, considérant que ce travail collectif permettra d’identifier les causes de ce problème. Il a également insisté sur la nécessité de faire des recherches sur le terrain. Il a rappelé qu’en 1987, lorsque le virus ” Faroese ” est apparu au Maroc, il a entraîné la disparition remarquable des colonies d’abeilles, et il n’en restait que quelques-unes chez certains éleveurs. “Le problème a été découvert à cette époque et a été progressivement traité jusqu’à la récupération des populations d’abeilles. Pour atteindre cet objectif, des unités d’amélioration ont travaillé pour la préservation de la race locale qui doit-être protégée, sachant qu’elle possède des particularités qui s’adaptent aux spécificités de la région et résistent aux maladies”, précise l’expert.

L’apiculteur a expliqué que lorsque la sécheresse se produit, les sources d’alimentation diminuent et les populations d’abeille s’affaiblissent. Les abeilles fuient le miel, ce qui entraîne une diminution de la température naturelle dont les larves d’abeilles ont besoin pour mûrir, ce qui à son tour conduit à l’effondrement des ruches. La reine s’abîme à son tour et sa fertilité diminue.

Auteur: le Matin